Les médecins sont, de plus en plus, obligés de faire du chiffre ; les examens cliniques pratiqués sont donc souvent insuffisants faute de temps ; pour compenser, ils ordonnent des examens complémentaires. Et comme ils ne sont pas toujours au courant de l’évolution des techniques, ceux-ci ne sont pas toujours adaptés.

Cette situation, le docteur Robert Barzilaï, radiologue bien connu à Grasse, l’a évoquée lors de la conférence qu’il a tenue dans le cadre de l’association de formation médicale continue grassoise.

Pour le praticien, le problème est que certains médecins ordonnent des examens inappropriés, soit par méconnaissance des techniques, soit pour ne pas dire non au patient. «Ce que je propose, c’est que le radiologue puisse ré-orienter un examen. Certains le font, d’autres n’osent pas. Pourtant, en cas de problème, c’est le radiologue qui est responsable. »

Pour appuyer ses dires, Jean Vilanova, juriste à la Médicale de France, la mutuelle des médecins, évoquait des cas de jurisprudence où, un examen in-utile ayant eu des conséquences néfastes pour le patient, le radiologue qui l’ a pratiqué a été considéré comme responsable, en dépit de la prescription du généraliste. «C’est normal, souligne le docteur Barzilaï : «nous sommes des spécialistes, au même titre qu’un rhumatologue ou un cardiologue. »

Il est donc décidé à faire bouger les choses et espère organiser, à plus grande échelle, d’autres conférences comme celle-ci, qui s’est tenue au Fassum, à Plascassier, présence de praticiens du bassin grassois et de représentants des laboratoires Sanofi-Aventis.

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